Le webdesigner travaille surtout en agence ou en indépendant. C'est le créatif des projets web. II maitrise des outils graphiquestels Photoshop et lllustra-tor pourtravailler l'image, Flash pour creer des animations, ou encoré Dreamweaver pour les développements HTML et CSS. L'agence web de SQLI, par exemple, récense une quarantaine de ees profils.
Selon Alexandra Lecordier, responsable du recrutement de la SSII, ce métier, qui se développe autour de la création, de la refonte de sites web ou de la migration d'applications sur des portails applicatifs, est en plein essor. Chaque année, elle embauche entre 10 et 15 de ces créateurs via le site d'emploi spécialisé Bale.fr, fondé par TINA (Institut national de Paudiovisuel). Tous ees webdesigners ont entre 22 et 25 ans, en moyenne, et répondent de trois á cinq années d'expérience. Pour Alexandra Lecordier, c'est le mixage des profils les plus experimentes et des juniors dans les equipes qui «fait monterplus rapidement ees derniers en compétence ».
Ils acquiérent progressivement une double casquette grâce à cet encadrement et à la formation - ou à l'autoformation. Mais ils conservent en general une sensibilité a prédominance artistique ou technique suivant leur formation, écoles d'arts appli-qués ou écoles de l'image (Gobelins). Après quelques années, ils évoluent soit vers le management, en devenant directeurs artis-tiques, soit vers l'expertise en choisissant, par exemple, le développement multimedia. Certains accédent au poste de consultant.
Une liberté d'expression accrue avec le haut débit. Jean-Philippe Heurtier, qui anime aujourd'hui une equipe de webdesigners au sein de l'agence SQLI de Lyon, a suivi la première voie. Pour lui, ce métier nécessite de fortes capacites d'adaptation et de veille :« Le haut débit, qui permet d'introduire un son et une video de bonne qualité dans les animations, a récemment révolutionné la donne, précise-t-il. Le webdesigner peut ainsi laisser libre cours a son imagination en mixant tous les medias. »
Pour sa part, la SSII Linagora a fait appel á des webdesigners indépendants pour refondre le site de la ville d'Issy-les-Mouli-neaux (Hauts-de-Seine). «Jusqu'en 2004, nous employions deux webdesigners en interne, indique son PDG, Alexandre Zapolsky. Lorsqu'ils sont partis, nous avons decide de ne plus maintenir une equipe interne, mais de travailler avec un réseau de quatre partenairesfree lance. » Chacun a son point fort. Et, pour chaqué projet, la SSII les sollicite, puis effectue une présélection. Mais c'est le client qui tranche en second lieu. « Lafonction de webdesigner devient un métier a part entiére, poursuit le prési-dent. C'est presque une profession libérale. Les plus créatifs exercent le plus souvent leur métier de maniere indépendante, et ils gagnent bien leur vie. De l'ordre de 3 000 á 4 000 euros bruts par mois. »